Christof Innerhofer à Maranello

Christof Innerhofer à Maranello

Compagnie

Le skieur italien passe en soufflerie

Maranello, le 29 mai – Médaillé d’or, d’argent et de bronze aux Championnats du Monde, d’argent et de bronze aux Jeux Olympiques et six fois victorieux de la Coupe du Monde, Christof Innerhofer fait partie des grands skieurs italiens. Ce spécialiste de la descente et du Super-G a connu une saison chaotique en raison de divers problèmes physiques. Désormais rétabli, il a repris l’entraînement pour retrouver son niveau d’antan. Durant sa visite de Maranello, il s’est attaché à parfaire sa position aérodynamique dans une discipline où la pénétration dans l’air est essentielle. La visite a été organisée dans le cadre du partenariat entre Ferrari, la Coni (Comité Italien Olympique) et la Fisi (Fédération italienne des sports d’hiver). Christof était accompagné de son entraîneur Alberto Ghidoni.

Deuxième visite. Ce n’était pas sa première visite à Maranello. « Ma première visite chez Ferrari m’avait permis de recueillir des informations très utiles. Je pense que cette nouvelle visite sera importante pour la prochaine saison. » Comment d’autres champions, Christof partage beaucoup de points communs avec le Cheval cabré, et en premier lieu le souci du détail : « Ferrari est reconnue pour l’excellence de ses voitures et son souci du moindre détail. Il en est de même dans mon sport : il est fondamental d’avoir une bonne préparation physique et d’étudier sa position et la piste. Lors d’un Super-G (discipline qui ne permet pas d’essayer la piste à pleine vitesse), je monte et j’observe quatre ou cinq fois la même courbe pour m’assurer que je ne ferai pas d’erreur. Je suis toujours dans les derniers à terminer la reconnaissance. » Ce souci du détail porte ses fruits : « Que ce soit en Coupe du Monde ou dans ma carrière, je ne suis jamais sorti de piste en Descente. Je suis sorti de quatre Super-G : deux fois pour un ski détaché et deux fois pour avoir touché la neige avec ma chaussure. En fait, je ne suis jamais sorti en raison d’une erreur de trajectoire. »

Passion. Innerhofer voue un amour instinctif pour la vitesse. Sur la descente de Wengen, il a été chronométré à 159,8 km/h : « J’adore les voitures de sport et Ferrari construit des modèles extraordinaires. Ne me demandez pas quel modèle je préfère. Je les aime tous ! J’ai eu la chance de conduire la F430 Scuderia d’un ami. Je me souviens des frissons et du plaisir d’être au volant d’un engin si puissant ! Innerhofer a également piloté sur circuit : « C’était une expérience fantastique que j’espère revivre bientôt. » Aspire-t-il à une carrière dans le sport automobile après avoir raccroché les skis ? « Si mon dos me laisse tranquille et que je ne me blesse pas, j’aimerais faire encore deux Jeux Olympiques. J’aurai ensuite le temps de réfléchir à mon avenir. »